Grande Leyre landaise de Commensacq à Pissos
Clairement identifiable par la végétation de feuillus qui contraste avec la forêt de pins maritimes du plateau, la Grande Leyre est un véritable chemin d’eau qui serpente en sous-bois et aux rives bordées d’osmonde…
L’esprit du voyage
Clairement identifiable par la végétation de feuillus qui contraste avec la forêt de pins maritimes du plateau, la Grande Leyre est un véritable chemin d’eau qui serpente en sous-bois et aux rives bordées d’osmonde royale. La forêt galerie, étroite sur la partie landaise, sillonne ainsi la pinède. Rivière jeunes d'un point de vue géologique, La Leyre transporte du sable, qui s'accumule dans les méandres. Le canoë offre une chance pour découvrir en douceur cet espace naturel riche et fragile. Embarquement au point le plus en amont de la rivière : l'airial de Mexico
Étape par étape
- Étape 1 sur 10 · départ
Départ depuis l'airial de Mexico
Rejoignez le site d'accueil et accédez au ponton de départ en traversant le sous-bois de l'airial. Ici, en été, les pignes craquent, le vent agite la tête des pins. Renseignez-vous sur le niveau d'eau et l'état de la rivière avant d'embarquer ! Equipez-vous d'un gilet, d'une pagaie, d'un bidon étanche pour votre pique-nique. Choisissez votre embarcation du jour : soit un canoë pour deux personnes, soit un kayak solo. Mettez votre esquif sur l'eau pour partir sur la première partie navigable de la Leyre. Embarquez.
- Étape 2 sur 10
Au fil des méandres des rais de soleil traversent les frondaisons épaisses
Au fil des méandres des rais de soleil traversent les frondaisons épaisses puis éclairent l'eau et le sable aux couleurs fauve. Les surprises se succèdent à chaque virage : un affleurement d'argile frais, un branchage lisse dont les prolongements s'ouvrent comme des bras accueillants, des berges végétales d'un vert tendre. Les virages se succèdent. Le courant lisse est faible mais régulier. Prenez votre rythme de croisière en pagayant sans forcer et en empruntant les lames d'eau les plus épaisses pour profiter de leurs petites accélérations.
- Étape 3 sur 10
A 4,5 km du départ, soit 1h15 de navigation jusqu'au pont de la pouloye
Juste en aval, en rive droite, une première occasion d'escale : une simple plage, une toute petite base nautique sous les chênes et un robinet d'eau potable ! Bienvenus à la halte de La Pouloye, sur la commune de Trensacq. Ici, il est possible qu'une armée de moustiques "Aedes" monte la garde ! L'isolement est réel, vous voici dans l'intimité du chemin d'eau.
- Étape 4 sur 10
Continuez votre parcours à la pagaie au fond de la minuscule vallée
Continuez votre parcours à la pagaie au fond de la minuscule vallée, tortueuse à souhait, où l'eau coule toujours, même en période d'étiage. La faible pente suffit à créer un courant régulier. Toutefois, mieux vaut éviter les crues en hiver, quand le courant constitue un piège redoutable en s’engouffrant dans les branches tombées dans ce lit étroit. Au fil de l'eau, le couvert végétal surprend. Les arbres s'étalent au-dessus de la rivière pour capter quelques rayons de soleil, formant ainsi ce tunnel de verdure appelé forêt-galerie. Elle constitue un biotope singulier, véritable corridor de déplacement pour les espèces. Observez les survols indolents des libellules d'un bleu-vert métallique qui vous accompagnent ponctuellement.
- Étape 5 sur 10
Pagayer dans le calme absolu
Pagayez dans le calme absolu de ce secteur d'une longueur de 10km jusqu'au prochain pont (soit 2h environ de navigation). Ici, le vert tendre des algues et des osmondes royales, ces grandes fougères (protégées) tranchent avec le noir des troncs en contre-jour, alors qu'argile, alios (grès typique des Landes), tourbe et sable façonnent ensemble les rives. Ici, les bois déracinés se jouent de nous : recourbés, tordus, noués, emmêlés. Là, des feuilles immergées révèlent des palettes multicolores.
- Étape 6 sur 10
A mi parcours, dans une des courbes, le courant s'accélère
A mi parcours, dans une des courbes, le courant s'accélère et le petit rapide débouche dans une large vasque au fond sableux tapissé de barkhanes, où la foret galerie s'est largement ouverte. Vous voici transportés dans une forme d'exotisme, tant la lumière est forte et l'eau invite à la baignade… Ce lieu est surnommé localement « le trou du baigneur ». Inutile de partager l'info, la surprise est si agréable ! Juste en aval, un autre petit rapide vous invite à poursuivre après votre périple.
- Étape 7 sur 10
Naviguer pendant 1h pour atteindre le Pont de La Forge
Filez jusqu'au Pont de la Forge. Attention toutefois au petit rapide juste en amont du pont. Il présente un enrochement vif. Passez plutôt à droite en empruntant la lame d'eau la plus épaisse. Débarquement en rive gauche. Pour éviter une trop longue journée, vous pouvez écourter la randonnée en ce point avec la navette retour à Mexico préalablement réservée.
- Étape 8 sur 10
Pour aller plus loin...jusqu'au Pont de Bern
Le parcours sur une rivière toujours aussi étroite et encaissée, le seul bruit des voitures vous informe de la proximité du pont de Bern. Prudence passage sous l'arche à gauche par basses eaux.
- Étape 9 sur 10
Achever la descente jusqu'à la base de Testarouman
Les deux derniers km sont un régal pour atteindre la base municipale. Idéal pour envisager une escale et une nuit pour éventuellement continuer le lendemain. Pour limiter l'impact et conserver les berges sauvages et intactes, ces zones de haltes nautiques sommairement aménagées permettent l'escale pour le bivouac autorisé et légal. Au cœur du Parc naturel des Landes de Gascogne, la Leyre fait l'objet de mesures de protection. Pas de feu, ni de camping sauvage !
- Étape 10 sur 10 · fin du parcours
Atteindre, après 1h30 de navigation environ, le pont de Cantegrit, 6 km en aval du précédent
Ce pont isolé marque un des derniers repères artificiels de votre parcours. Vous entrez dans un des tronçons le plus sauvage de La Grande Leyre. Si vous y prévoyez la pause déjeuner, ne laissez aucune trace de votre passage. Emportez vos effets et rebuts de repas !